600 milles, 11 îles. Une édition où rien n’était “donné”
La RORC Caribbean 600 2026 a rappelé ce qui fait le sel de cette course : un parcours inchangé, mais une météo qui réécrit l’histoire à chaque édition. Cette année, les alizés établis plus sud-est ont transformé ce qui est souvent un grand tour rapide en un exercice plus technique, avec davantage de près, des angles plus serrés et des transitions répétées dans les zones de molle et d’ombre des îles.
Au cœur de cette partition, Calamity a signé une course d’une rare propreté. Résultat : victoire en MOCRA, devant Sophia (skipper Adam Davis), avec Argo pour compléter le podium.
Une saison déjà inspirante pour Calamity
Le scénario avait pourtant mal commencé. Calamity sortait d’un début d’année frustrant : abandon sur la RORC Transatlantic Race. L’équipe s’est ensuite mobilisée pour remettre le bateau en état afin d’être au départ de la Caribbean 600.
Et comme si cela ne suffisait pas, la course a démarré par un nouvel imprévu : accrochage sur la ligne de départ, avec de l’eau à bord et des réparations d’urgence à gérer avant même d’entrer dans le tempo de la course.
La règle simple qui change tout : “ne pas faire d’erreurs”
La suite ressemble à une masterclass de régularité. À bord, une consigne claire : réduire le risque, garder le bateau en mouvement, etne rien donner gratuitement. Ryan Breymaier résume l’approche sans détour : faire le tour “proprement”, éviter les bêtises, traverser les trous d’air, et ne jamais vraiment s’arrêter.
Sur un parcours insulaire comme la Caribbean 600, c’est souvent là que tout se joue :
- Tenir le bon rythme dans les transitions
- Sortir vite des zones d’ombre
- Enchaîner les manœuvres sans perte
- Préserver le matériel pour rester dans la course jusqu’au bout
Cette année c’est exactement ce que l’équipage de CALAMITY a réalisé sur la RORC Caribbean 600 pour s’imposer dans la classe MOCRA.



